Association française pour l’enseignement du français

Rapports

  • 30
    Nov

    Rapport Bentolila sur l'enseignement de la grammaire : Les profs de français plutôt inquiets

    C'est dans l'édition du Parisien du 29 novembre que la réponse de Viviane YOUX au rapport Bentolila a connu un premier écho. D'autres débats viennent d'avoir lieu, sur Europe 1 ou sur i-télé, qui ont permis un échange constructif avec le linguiste Alain Bentolila; si nous devons adapter notre vocabulaire à nos nouveaux publics, nous n'avons pas à sombrer dans la démagogie de la leçon de grammaire de grand-mère. Le lecteur est invité à être indulgent avec le journaliste du Parisien, visiblement peu au fait de la terminologie grammaticale en vigueur. (Willy Bertin)

    Qu'on s'intéresse à la grammaire ne peut pas déplaire aux professeurs de lettres."C'est le fondement de notre discipline, comme l'orthographe, assure Viviane Youx, présidente de l'Afef, Association française des enseignants de français. Cela fait des années que nous demandons qu'elle soit mise en avant, qu'on détermine les notions gramaticales à acquérir en fonction des classes." Et pourtant, les annonces de Giles de Robien les inquiètent plutôt."Il y a de quoi! Après la polémique sur la lecture, le ministre de l'Education accuse à nouveau les profs de ne pas bien enseigner, poursuit Viviane Youx. Il risque de mettre le feu aux poudres. Si c'était si simple d'utiliser les méthodes d'antan pour que tout fonctionne, que les élèves lisent bien, comprennent et réussissent, franchement, pourquoi les profs ne reviendraient-ils pas en arrière ? Hélas! Ce n'est pas si simple." L'Afef conteste notmment le fait qu'en grammaire partir d'une notion simple permet de mieux appréhender les difficultés."Et puis, prôner le retour aux règles et aux exercicies, mais enfin, on ne fait que ça! nte Armelle, institutrice en CM2 à Paris. Pour le complément circonstantiel direct (sic), j'explique via un texte et puis on fait des exercices et mes élèves ont des devoirs à faire sur la leçon." Au moins un sujet sur lequel professeurs et ministre seront tout à fait d'accord : "le jargon grammatical utilisé, comme la "situation d'énonciation", l'"organisation raisonnée de la langue" (re-sic). "C'est vrai qu'il y a une dérive, pourquit Armelle, mais franchement, en classe, on essaie d'utiliser des mots compréhensibles par tous, nos élèves et leurs parents." L.L.F.

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