Association française pour l’enseignement du français

Appels à contribution

  • 14
    Oct

    Appel à communications : Enseigner/apprendre les oppositions aspectuelles ...

    ESPE de Cergy Pontoise, à rendre avant le 28 février 2014

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    Première Boutique de Travail EPISTEVERB

    IUFM (ESPE) de Cergy Pontoise 
    ZAC des Barbanniers - Avenue Marcel Paul 92230 GENNEVILLIERS 
    Jeudi 10 avril 2014  - De 9h00 à 16h00

     

    Enseigner/apprendre les oppositions aspectuelles ...

    De manière relativement simple (ou simpliste ?), l’aspect peut être défini comme la désignation du procès par l’une de ses parties (début, milieu, fin) ou par sa globalité. Guillaume (1964) avance l'idée d'une séparation entre un temps explicite, la chronologie, extérieure à la nature du procès décrit et un temps impliqué, l'aspect, qui contribue à décrire le procès et son déroulement. Wilmet (2007 : 332) regroupe sous le terme d'aspect toutes les informations qui touchent le début et/ou la fin d'un procès et l'intervalle entre les deux. Ce qui accroit grandement la portée de notre première définition. Le concept d'aspect est donc un système complexe (17 entrées selon Wilmet) réputé difficile.

    Les jeunes locuteurs francophones acquièrent très tôt l’opposition accompli/ non accompli dans certaines situations d’oral. Pourtant l’école s’appuie peu sur cette connaissance pour faire comprendre le système des tiroirs verbaux en français. Au contraire la grammaire scolaire du français cible essentiellement le verbe comme porteur du temps chronologique. Dès lors, de quel "temps" faut-il parler aux élèves, aux apprenants ? S'agit-il de chronologie, de situation dans le temps (Charaudeau, 1992), d'aspect ? La complexité du système aspectuo-temporel permet une grande précision d'expression en articulant propriétés lexicales des verbes et marques formelles. Quelles notions, avec quelle progressivité, peut-on proposer ? et pour quels bénéfices pour l'apprenant ?

    D’après Fournier (1991), la notion d'aspect apparait tôt dans les grammaires (entre 1660 et 1765). Quoi que non encore nommé, le concept d'aspect commence à y prendre forme. Wilmet (2007 : 329) date l'aspectologie de 1908. La notion, bien que travaillée par la linguistique, peine à diffuser dans la grammaire scolaire. Faut-il la diffuser ? et pourquoi ? Quels dispositifs didactiques seraient pertinents pour assurer mieux la maitrise des outils linguistiques par lesapprenantsetengageruneréflexionsurleslanguesqu’ilspratiquentparailleursouapprennentàl’école (Trévise, 1990)?

    Charaudeau, P., 1992, Grammaire du sens et de l'expression, Paris, Hachette.
    Fournier, J.-M.,1991, "L'émergence des catégories aspectuelles dans la grammaire générale de Port-Royal à Beauzée", in Histoire, Épistémologie, Langage, tome 13, fascicule II, Paris, pp. 111-130. Fournier, J.-M.,1993, La grammaire du collège. INRP

    Fournier, J.-M.,1995, "La constitution d’un objet d’enseignement dans le savoir scolaire : le cas de l’aspect ", in Le Français aujourd'hui. n° 109.

    Principes

    Fournier, J.-M.,1995, « L’enseignement de la théorie des temps au début du XIXè siècle », in Langages, n°120, Les savoirs de la langue : histoire et disciplinarité, pp. 10-32.
    Guillaume, G., 1964, Langage et science du langage

    Trévise, A.,1990, Le preterit, ce passé pas si simple, La Garenne-Colombes, éditions européennnes ERASME.
    Wilmet, M., 2007, Grammaire critique du français, 4e édition, Bruxelles, De Boeck.

    1. Nous envisageons l'école comme tout lieu où s’acquièrent des savoirs et des savoir-faire.

    2. Nous envisageons la « grammaire » selon l’acception suivante, choisie parmi plusieurs que ce terme polysémique peut avoir :
      Étude du langage à travers celle des éléments (phonèmes, morphèmes, mots) et des procédés (de formation, de construction, d’expression) qui constituent et caractérisent le système de la langue naturelle qu’est le français.

    3. Le langage est donc un objet d’étude. La langue choisie est le français sous les différentes variantes permettant l’intercompréhension entre locuteurs francophones.

    [...]10. Il ne s’agit pas tant d’apprendre mécaniquement des termes de l’analyse que de les utiliser dans des

    situations de manipulation où ils deviennent nécessaires.1

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    1 Consulter la suite sur : http://scolagram.u-cergy.fr/index.php/projet/quelle-grammaire

     

    Modalités

    Envoi des propositions (production, article, présentation de séquence, etc.) pour le 28 février 2014.

    Travail en atelier le matin, plénière de synthèse l'après midi : Ateliers de recherche de consensus (par exemple) :

    • Définir des objectifs pédagogiques dans le cadre d'une grammaire pour le discours (réception, production | oral, scriptural)

    • Analyser la langue en discours pour définir la complexité / diversité des marques à enseigner/acquérir

    • Élaborer des dispositifs/séquences/séances qui pourraient être testés dans en classe

    • Proposer des dispositifs d’évaluation pour tester les propositions émanant de la recherche ...

      Publication sur la revue en ligne Scolagram : http://scolagram.u-cergy.fr (en construction)

      Contenus linguistiques visés

      Les mots clés qui figureront dans la proposition devront être en partie choisis dans chacune des listes suivantes :

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    Visée | Référence | Réalisation | Accomplissement | Extension | Situation Identification | Corrélation2 | Situé dans le temps Perfectif | Accompli (Ré)itéré | Limité | Sécant | Progressif | Inchoatif | Terminatif3 | Imminence Duratif | Grammaticalisation Statique | Dynamique

    Verbe | Adverbe Circonstanciel(le) Auxiliaire | Procès

    Habiletés langagières
    Besoins métalangagiers | Analyse d’outils Programme
    | Transposition didactique Terminologie grammaticale

    Format de la proposition

    – 40 000 signes maximum en évitant les images (Tableaux et corpus sont possibles) – Fichier .doc (impératif) – Trois niveaux de titres – Police Arial
    – Critères de publication sur la plate-forme Scolagram

    • Proposition sous forme d'article scientifique ou de proposition didactique argumentée

    • Critères :

      • ▪  Accessibilité de l'article (lutte contre le jargon excessif)

      • ▪  Étayage scientifique de la proposition ou de l'analyse didactique

      • ▪  Bibliographie

      • ▪  Rapport aux terrains d'enseignement

        • Analyse a priori | Analyse de manuels | Construction d'outils

        • Corpus de classe | Analyse de production d'élèves | Analyse de séance | Recueil de conceptions

          d'enseignants ou d'élèves

      • ▪  Relation aux prescriptions officielles de la francophonie

    Présence | absence
    Propositions à adresser à
    jean-pierre.sautot@univ-lyon1.fr pour le 28 février 2014.

    Renseignements et inscriptions : claudie.peret@iufm.u-cergy.fr 

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